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sortir de l’inertie ou se battre pour y rester?

kinésiologue vienne 38200, monts du lyonnais, lyon, vernaisonLa plupart des personnes ne sont pas prêtes à être « débranchées » parce que leur système nerveux, leur identité et leur histoire se sont construits en symbiose avec le système qu’elles critiquent parfois en surface, mais qu’elles défendent viscéralement dès qu’il est réellement remis en cause. 

Dans ma pratique, l’enjeu n’est pas de forcer ce débranchement, mais de créer les conditions neuro-physiologiques, émotionnelles et existentielles qui rendent possible – pour ceux qui sont prêts – un choix lucide de s’en extraire.

Le système comme matrice de survie

D’un point de vue thérapeutique, le « système » n’est pas seulement social ou politique, il est d’abord neurologique: ce sont des circuits de survie, de réflexes appris, qui structurent la manière de percevoir le monde et de répondre au stress. 

Tant que ces circuits n’ont pas d’alternative interne, ils défendent le connu, même douloureux, parce qu’il donne une illusion de sécurité. 

Vouloir « ouvrir les yeux » à quelqu’un sans lui offrir un nouveau point d’appui interne revient à l’arracher à sa bouée sans lui apprendre à nager.

Pourquoi certains se battent pour protéger ce qui les enferme

Quand une personne commence à entrevoir l’absurdité de certaines de ses routines, de ses relations ou de ses choix, c’est tout un équilibre de vie qui vacille. 

L’ego se sent menacé, le corps active des réponses de défense (tension, fuite, déni, attaque), et le mental fabrique des justifications sophistiquées pour préserver l’ancien monde. 

Plus une personne a investi son identité dans le système (familial, professionnel, spirituel, thérapeutique, etc…), plus le coût de la remise en question est élevé; se battre pour défendre sa prison devient alors, paradoxalement, la solution la moins angoissante.

Ma pratique: sortir du mythe thérapeutique

Ma pratique ne consiste pas à raconter une belle histoire de « lumière », de « guérison » ou de « libération » tout en laissant les mêmes programmes tourner en arrière-plan.

Elle est au contraire très concrète, structurée autour du système nerveux, de la régulation du stress et de l’observation fine des mécanismes de fuite, de dissociation, de victimisation ou de dépendance aux thérapies.

Il ne s’agit pas de nourrir un personnage soi disant « éveillé » qui joue un rôle en récitant des vérités apprises, mais d’aider la personne à sentir, dans son corps, ce qui la rend réellement plus libre ou plus prisonnière au quotidien.

Le travail: rendre le débranchement possible

En séance, le test musculaire n’est pas un gadget magique mais un outil de feedback pour repérer où le système se fige, se défend ou ment à lui-même.

Le but est de redonner au système nerveux et à l’ensemble de la structure de la mobilité: plus de nuances entre « tout contrôler » et « tout lâcher », plus de choix entre « je protège le système » et « je me protège moi ». Sans cette plasticité, le débranchement reste une menace, pas une option.

Pour qui est prêt à changer

Cette approche ne convient pas à ceux qui cherchent une séance pour se rassurer dans leur récit avec de belles histoires ou accumuler une méthode de plus sans se remettre en cause. Elle s’adresse aux personnes qui:

  • Acceptent de regarder comment elles participent, elles-mêmes, à ce qu’elles subissent.

  • Sont prêtes à confronter leur confort à leur désir réel de liberté.  

Être « débranché », dans cette vision, ce n’est pas vivre en marge du monde, mais cesser de laisser son système nerveux, ses peurs, ses habitudes et croyances décider à sa place. 

Il y a une différence entre aménager sa prison jusqu’à y installer des barreaux en or et être vraiment libre. 

L’absence de blocages n’est pas un récit mental sophistiqué.

Guillaume